Romans

La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker

Avec la sortie de la série reprenant le roman « La vérité sur l’affaire Harry Québert de Joël Dicker » sur TF1 en décembre dernier, j’ai eu envie de lire ce livre, dont j’avais déjà beaucoup entendu parlé. C’est chose faite !

LA VÉRITÉ SUR L’AFFAIRE HARRY QUEBERT

de Joël Dicker

Editions de Fallois – 670 pages – 22 euros

Note de lecture :
3.5/5

Résumé 

Marcus Goldman, écrivain à succès sur la pente descendante et avec un dévorant syndrome de la page blanche, découvre au printemps 2008, que son mentor, le grand écrivain Harry Québert a entretenu durant un été une liaison avec une jeune fille de quinze ans il y a plus de trente ans. Il en avait trente quatre. Quand le cadavre de Nola Kellergan est découvert, Harry est le premier suspect, mais Marcus n’y croit pas. Il se lance alors à la poursuite de celui qu’il pense être le réel meurtrier.

Avis 

La Vérité sur l’Affaire Harry Québert est ce qu’on appelle un pavé. Malgré ses sept cents pages, le livre n’a pas trop de longueur même si il aurait largement pu être raccourci à l’écriture. L’action ne commence réellement qu’après un bon tiers du roman. 

Malgré quelques ralentissements dû au mélange d’ouvrages, celui de Joël Dicker, celui de Harry Québert et celui de Marcus Goldman, qui entraînent plusieurs répétitions dans l’histoire, l’auteur parvient tout de même à nous tenir en haleine en vadrouillant entre les époques : 1975, 1998, 2008 à la cherche de la vérité sur la mort de la jeune Nola Kellergan. En sept pages, Joël Dicker réussit à éviter la lassitude par une succession de rebondissements inattendus et signe un véritable polar.

Dans ce roman, Joël Dicker entreprends aussi de dresser le portrait de la profession « écrivain », en présentant deux auteurs au profil très différent, et en essayant de dépeindre ce qui fait d’un roman, un bon roman voire même un chef-d’oeuvre

J’ai cependant deux bémols à ajouter. Tout d’abord, j’ai eu du mal à m’attacher aux personnages, j’ai trouvé Nola Kellergan chouineuse et un peu idiote, Marcus Goldman, bien trop imbus de lui-même et à la recherche de succès pour être appréciable, sa mère, bien trop exagérée. Ensuite, ce qui m’a clairement posé problème dans ce roman, c’est la relation entre Nola et Harry. Pendant toute ma lecture, j’ai eu l’impression que Joël Dicker essayait de romancer une histoire qui n’est autre qu’une histoire de pédophilie, et de nous faire croire, de nous convaincre, qu’il n’y a rien de gênant dans la relation entre adolescente de 15 ans et un homme de 34 en insistant sur la puissance de l’amour, alors qu’il y a tout de problématique dans la relation entre ces deux personnages.

Outre ça, j’ai beaucoup apprécié ma lecture, que j’ai dévoré en à peine quatre jours et en étant en voyage. Ce roman est captivant, et difficile à lâcher, et offre un bon moment de lecture.

 

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